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GÉNÉRESCENCES. Un curating ANNEPERRÉ l GALERIE
sur une proposition de Julien Verhaeghe et Marion Zilio

à découvrir dans le cadre de l’évènement [Emergence by Art Shopping ]

>> VERNISSAGE le vendredi 23 octobre 2015 de 19h à 22h
samedi 24 octobre 2015 : 11h-20h
dimanche 25 octobre 2015 : 11h-19h30
Au Carrousel du Louvre : 99 Rue de Rivoli, 75001 Paris

Avec Barberot Sylvain, Jennifer Caubet, Charlotte Charbonnel, John Cornu, Boris Lafargue, Nicolas Momein, Aurélie Mourier, Thomas Tronel-Gauthier

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John Cornu, Choses tues, 2014, Marbres et bronze, dimensions variables. © Photo. Cordia Schlegelmilch. Courtesy of artist and Galerie Gilla Lörcher, Berlin.

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La dégénérescence évoque habituellement une altération progressive des tissus, du psychisme, ou des formes. On retient de ces phénomènes l’idée d’une perte ou d’une dispersion, alors qu’il s’agit davantage de penser la contraction entre deux forces contraires, mais néanmoins complémentaires. Toute dégénérescence s’accompagne d’une générescence, car elle fonctionne en s’insérant dans une dynamique productive et circulaire, associant l’épuisement au tissage, la propagation à la ramification. Plutôt que de viser la préservation, l’exposition Générescences mise sur l’amplification de ces tendances au désordre. Les différentes pratiques présentées se font virales ou tentaculaires, fractales ou fragmentées. Elles figurent les processus de formation de la matière et nouent une tension avec l’espace qui les environne, elles l’assimilent, se l’approprient. Proliférant de manière envahissante, les oeuvres semblent se déployer telle une mauvaise herbe. Poussant et débordant de partout, elles contaminent de leurs motifs les murs, phagocytent en douceur les parois, repoussent les limites de l’espace, voire le perturbent de manière à le reconfigurer. Plus proches d’une attitude performative que contemplative, ces œuvres conquièrent l’espace tout en s’en accommodant, laissant transparaitre le vide et la fragilité qui en réalité les composent. Davantage que la pesanteur et l’autorité des masses, elles affirment leur présence de façon invasive et précaire. En se faufilant dans les interstices, les plis et les recoins, elles fonctionnent par rencontres et contaminations réciproques.

Julien Verhaeghe et Marion Zilio

 

www.salon-artshopping.com

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